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Home > 02 Annonces & comptes rendus - Libre Expression - Liste des élèves - Fourre-tout - Balades - Avenir de l'OP > 004 Fourre-tout
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hugues  [Apr 26, 2010 at 08:37 PM]
ils ont eu de la chance,je n'ai jamais connu les cheveux longs à Cempuis!
Christiane Boulay  [Apr 27, 2010 at 03:19 PM]
Bonjour Hugues, C'était vrai pour les garçons, quoique la coupe n'était pourtant pas à la brosse sévère, pas encore la mode de la tondeuse et du crane dégarni à la Yul Brunner. Et, aussi pour les fringues, pas de possibilités de quitter la blouse, sauf pour les grandes occasions, et les fringues perso, il m'a fallu attendre longtemps pour en avoir.
Bonne journée à toi, Jacques, et les autres, Bises, Christiane
hugues  [Apr 27, 2010 at 08:14 PM]
Bonsoir Christiane,tes souvenirs de crânes de garçons sont un peu faux...les tondeuses'à mains' fonctionnaient dur quand le moment était venu d'aller chez le "merlan" à Grandvilliers!!!!c'est vrai que ce n'était pas tous les mois,mais quand on y passaient,il faisait froid!!!bises hugues
Christiane Boulay  [Apr 27, 2010 at 11:54 PM]
Tu vois, mes souvenirs s'émoussent.
A Cempuis, il ne souffle pas le mistral, mais les vents étaient glaciaux, l'hiver, dans ces lointaines années, avant le réchauffement climatique... je ne connaissais pas l'expression : aller chez le "merlan", je découvre, quelle est l'origine du mot, quel rapport avec le poisson ?
Il n'y avait donc pas de coiffeur pour hommes à l'O.P. ?
Bises, Christiane
hugues  [Apr 28, 2010 at 07:26 AM]
bonjour Christiane,c'est vrai que l'hiver dans l'Oise était rude.Merlan est une expression argotique pour désigner un coiffeur.Et non,on allaient chez le coiffeur à Grandvilliers car,heureusement,il n'y avait pas de coiffeur à l'OP.C a nous faisait une sortie!Te rappelle tu aussi la petite épicerie dans le centre de Cempuis,qui faisait pompe essence,tabac,bistrot restaurant et au fond,épicerie?
Christiane Boulay  [Apr 28, 2010 at 11:38 AM]
Bonjour Hugues, bien matinal ce matin...
Oui, je me rappelle de cette épicerie, c'était Unico, un but de promenade pour faire le plein de bonbecs, béguins, et autres gourmandises. Quelques fois, on y rentrait par petits groupes, de façon à éviter les pillages dont les patrons étaient l'objet par les moins scrupuleux d'entre nous.
Parfois, certains parents à la dérive, y déjeunaient le jour de visite et s'adonnaient à leur penchant alcoolisé, ne voyant pour ainsi dire pas leur progéniture.
Je te rassure, ce n'était pas le cas de ma pauvre maman qui profitait de chaque instant avec moi, la journée étant toujours trop courte jusqu'au mois suivant. Bises, christiane
jacques koch  [Apr 28, 2010 at 04:29 PM]
Bonjour Christiane, Ce matin passant chez mon "merlan", je me suis rencardé sur cette expression (aller chez le merlan); en fait, cette expression remonte à la fin de la renaissance, plutôt époque de louis XIV où le coiffeur saupoudrait les perruques et en recevait aucun sur lui que les merlans que l'on farine pour les frire d'où l'expression ! Il est vrai qu'à Grandvilliers, l'on faisait peu de cas de notre "coiffure", celle-ci étant bâclée en 5 minutes chrono! Aller Christiane, bisous et à Hugues, hugh!!!
hugues  [Apr 28, 2010 at 06:07 PM]
c'est vrai que le Dimanche apres_midi était chaud!certains visages rouges déambulaient quand à d'autres,en train de déplumés dans le petit bois,quelques poulets achetés chez l'habitant!je me rappelle aussi la ourse effrainée de certains parents à la descente du car,se ruant à l'économat pour ce faire rembourser leur voyage,si,si,j'en ai parlé dimanche avec ma mère,c'était une pratique courante,c'est le mot!biz à tous.
Christiane Boulay  [Apr 28, 2010 at 10:58 PM]
Bonsoir Jacques,
Bien vu pour l'expression du "merlan", tu as un maître coiffeur très érudit...
Moi, je farine le mardi, après un petit passage au camion ambulant qui vient de Marseille avec du poisson ce qu'il y a de plus frais, rien à voir avec celui de la moyenne ou grande surface.

Pour répondre à Hugues, l'épisode des poulets plumés dans les bois, le jour de la visite, je l'apprends.
En ce qui concerne le remboursement des parents du prix du billet de car, rien de surprenant, c'est un peu comme faire l'avance des médicaments et d'aller se faire rembourser après. Il faut reconnaître que certains parents étaient très démunis, sauf que pour certains, avec les sous de l'économat, ils allaient vite le boire à Unico, cela les changeait de leur bistrot habituel en bas de chez eux. C'était chaud, le retour en car. On n'a jamais abordé ce sujet de conversation avec Mr Robert, patron et chauffeur des cars Robert, avec qui j'ai eu de bonnes relations et échanges fort longtemps après mon internat à Cempuis. Les plus pauvres ne payaient pas l'avance du coût du transport, n'avaient pas à se faire rembourser, le transport était offert, généreux, n'est-ce pas !!

Bises, à Jacques, Hugues, et amis lecteurs, Christiane
hugues  [Apr 29, 2010 at 07:23 AM]
Bonjour Christiane,je n'ai pas la même vision que toi du remboursement,peut-etre est ce la sagesse qui parl en toi.Je n'excuse en rien mes parents de m'avoir conduit à l'IDGP.Etre démuni ni la pauvreté n'excuseront ces années d'enfance volées.Hugues.
Christiane Boulay  [Apr 29, 2010 at 11:14 AM]
Bonjour Hugues,
Pour le remboursement, c'était certes une petite somme, importante pour la plupart. Ces propos résumés non par sagesse, mais plutôt par le souvenir d'avoir vécu des situations extrêmes pécuniairement, la misère à notre époque étant difficilement concevable.

Cependant, placer ses enfants à Cempuis, relevait d'une décision de toute autre nature sur laquelle nous pourrions débattre plus longuement, qui nécessiterait du temps et de la réflexion.
Bien sûr, notre enfance n'a pas été ordinaire, mais c'était assez courant de mettre ses enfants en pension à cette époque.Tous les établissements étant différents, je l'entends.

Parfois, la solution de l'internat était la meilleure pour l'enfant, je le pense. Après des années, maintenant, je me repose souvent la question à mon sujet, je l'admets, l'internat était le bon choix. Après, la chance du "bon internat", de son choix selon les places disponibles selon les classes, relevant de la Préfecture de Paris ? A Vitry, à Coye-la-Forêt, Mitry, Cempuis ou ailleurs ?

Je n'ai jamais eu à excuser ou pardonner ma maman (paix à son âme) de m'avoir inscrite (et non placée) à Cempuis, mon éducation était prise en charge dans la durée et dans la gratuité, jusqu'à mon entrée dans la vie active. Cette projection dans le temps l'assurait d'une garantie pour mon avenir qu'elle pensait à juste titre ne pas pouvoir y parvenir toute seule. Il y a des facteurs de circonstances au cours de l'existence qui viennent inopinément qu'on ne maîtrise pas totalement, sans avoir de solutions plausibles parfois dans l'immédiatité que dans le futur proche ou plus lointain, et dans ce cas, l'internat peut être une bonne solution.
Pour d'autres enfants, d'autres motifs...
Je comprends néanmoins ta souffrance.
Bises, Christiane
hugues  [Apr 29, 2010 at 12:55 PM]
Bonjour Christiane,on n'a pas le même point de vue,mais débattre ne servirait à rien.Le passé est le passé.C'est vrai aussi que nous lisons sur ce forum plein de bons souvenirs.Pour ma part en occultant les mauvais;je voulais juste rétablir une vérité qui n'a pas été souvent rose.C'est vrai que c'est là bas que j'ai découvert la Musique,fais du sport et participer à la vie de groupe,mais c'est aussi là bas que l'on restais au piquet devant son lit pendant un quart d'heure pour un peu de bruits ou de giffles arrivées de je ne sais oû pour une des chaussures mal cirée.Si l'on veut parler du passé,parlons en de manière objective.C'est vrai que j'en ai souffert pendant des années,mais maintenant,c'est dans un coin de mon cerveau,pret à ressurgir quand on evoque cette période. bises.Hugues.
Christiane Boulay  [Apr 29, 2010 at 04:58 PM]
Hugues,
Tu as bien raison, c'est pour cela que ton point de vue est intéressant, tu donnes ton avis personnel de ton vécu, de tes souffrances, tu peux les expliquer, les exprimer à ta façon. il me plaît de lire les uns les autres, des souvenirs partagés ou non.
Les punitions étaient le plus souvent injustes, surtout principalement les punitions collectives nombreuses, ordonnées pour des raisons futiles. En ce qui concerne " Théo, le bouif", les filles étaient mieux traitées...
On a tous mis de côté les mauvais souvenirs pour faire ressortir le côté positif, comme le sport et la musique, avancer dans sa vie d'homme ou de femme, dépasser le stade de l'enfance vécue tant bien que mal.
Tes enfants ne peuvent pas comprendre ta vie d'avant, ils peuvent rire et imaginer, tes récits sont d'un autre monde.
Ce qui ne veut pas dire que c'est mieux maintenant. Ah, l'éducation, c'est tout un chapitre, une éthique, aux modèles référents divers...
Excellente soirée, Bises, Christiane
hugues  [Apr 29, 2010 at 06:13 PM]
Christiane,j'en est parlé avec mes 3 filles (31,28 et 20ans)et pour chacune,ce qu'il ressort,c'est L'ABANDON.Elles omparent plus l'OP à un mauvais film qu'a une pension.Myriam n'en garde pas non plus un super souvenir...enfin,ce qui est fait...est fait!c'est vrai,c'est comme une autre vie au lieu d'être le commencement.On a tous fait avec.Bonne soirée à toi.Hugues.
Christiane Boulay  [Apr 30, 2010 at 07:04 PM]
Bonsoir Hugues, tu es entourée de femmes, quelle chance tu as, bien dorloté...

Chaque enfant a un lien avec ses parents et les raisons qui ont fait qu'il se soit retrouvé placé pour moi, et ABANDONNE pour toi et beaucoup d'autres, parfois des fratries entières. je le comprends tout à fait. Bien que j'y sois restée 10 ans à Cempuis, c'était interminable, je ne me suis jamais sentie abandonnée par le peu de famille que j'avais, et n'ai pas manqué d'affection aucunement, bien au contraire, c'est ma propre histoire.
Parfois, dans la colère pour un quelconque motif, je reprochais à ma maman mes 10 années de pension, mais bien vite, je passais à autre chose, regrettant mes propos lâchés trop vite, l'impulsivité me rendant méchante et injuste, elle n'y pouvait rien. C'était un choix, une décision par défaut. Dans sa situation très précaire, elle était persuadée que Cempuis, c'était la meilleure solution pour moi, et j'ai dû m'en persuader également bien plus tard . Le destin ? Peut-être.
Bises, Christiane
hugues  [Apr 30, 2010 at 10:46 PM]
Bon,chacun ses raisons...Iras-tu cette année à Cempuis pour la pentecote?Moi,non.Bonne soirée.Hugues
Christiane Boulay  [Apr 30, 2010 at 10:56 PM]
Oui, chacun ses raisons, les mêmes pour beaucoup de parents.
Tes enfants connaissent-il Cempuis ? T'es-tu souvent rendu en famille sur les lieux de ton enfance, sentir à nouveau l'odeur des prés, des vaches, des pommes de Tardieu, entendre l'accent picard... ?
Je ne suis jamais retournée à la Pentecôte. Je réside assez loin, ce n'est cependant pas une raison suffisante. Je ne sais pas encore, mais c'est peu probable. Bises, Christiane
hugues  [May 01, 2010 at 07:41 AM]
Bonjour Christiane,j'y suis passé il y a une dizaine d'année,j'ai longé les murs en voiture,mais je n'ai pu m'arreter.J'étais glacé par ces murs d'enceinte,comme disent mes filles.Trop de mauvais souvenirs.J'étais sur la route du Tréport,j'avais fais un petit détour pour leur faire voir oû j'avais passé les 13 premieres années de ma vie.Je ne pourrais plus entrer dans cet endroit ou j'ai trop de mauvais souvenirs.Peut etre un jour pour une thérapie!!!Un e de mes filles habite dans les environs de Chateauroux et je préfere aller là bas à la campagne.Bon 1er Mai.Hugues.
bardjac  [May 07, 2010 at 03:04 PM]
salut à tous !
je ne sais pas exactement quand vous étiez à l'OP mais entre 58 et 63, à mon époque, un coiffeur était à dispo à cempuis... Coupe à 2 peignes en général (on met 2 peignes l'un sur l'autre et on coupe tout ce qui dépasse !) Même à l'armée, mais j'étais dans une musique militaire) je n'ai jamais eu les cheveux aussi courts... musique militaire : est-ce de la musique ?, justice militaire : est-ce de la justice ? et tant d'autres, il y a des associations de mots qui dénaturent, dévalorisent l'action... bises à tous
et pour Hugues, je ne crois pas que "abandon" soit bien choisi ! c'est une assistante sociale qui décidait du placement et les familles n'avaient pas grand choses à dire...
hugues  [May 07, 2010 at 05:48 PM]
Bonjour Bardjac,et non,en 65 jusqu'en 73,direction Grandvilliers pour trouver un coiffeur.Je n'en démord pas,ABANDON,reste le symbole de ma jeunesse.a plus.
Guy Hachour  [May 07, 2010 at 06:38 PM]
 
Bonjour Hugues,
Au sujet du coiffeur, une coiffeuse en l'occurrence, Jacques parle (!) des années 58 à 63.
En revanche assez d'accord avec toi sur la notion ou le concept d'abandon. Mais ça c'est selon le niveau d'appréciation de chaque enfant placé à l'O.P.Certains ont compris et accepté la nécessité dans laquelle étaient leurs (leur ?) parents de les placer (quel affreux terme), d'autres - dont je suis - le leur ont toujours reproché, d'autres encore ont cru que c'était à cause de leur comportement (un intéressant témoignage à ce sujet dans le prochain bulletin...)
Au final, on sait bien que rien n'est objectif, question de sensation...

Petite note pour Jacques : Je pense qu'il y avait à l'origine une démarche parentale... une volonté - marquée ou non, justifiée ou non - de faire prendre en charge (pour quelque raison que ce soit) sa progéniture (désolé c'est le terme idoine).
 
hugues  [May 07, 2010 at 07:47 PM]
Bonsoir Guy,c'est vrai,tout est question d'appréciation personnelle.Mais loin de moi l'idée que chacun ne pense pas comme moi.Ma soeur à le même avis sur nos parents.Mais bon,on avance!Bonne soirée.
Christiane Boulay  [May 07, 2010 at 08:01 PM]
Pour compléter vos propos au sujet de "l'abandon", une démarche parentale auprès des services sociaux de la préfecture de Paris (Mme Martinetti à mon époque, pour mon cas) bien souvent, ou bien, une initiative personnelle des services sociaux de plein droit suite à une plainte d'autrui en cas de manquements graves à l'éducation de l'enfant, par mesures de protection nécessaire, la famille défaillante ne pouvant pas empêcher le retrait de ses enfants par le placement dans une famille d'accueil ou en internat.
De la même manière qu'une demande de curatelle ou de tutelle peut venir de la famille ou d'un tiers.
C'était la minute juridique ! je plaisante, tant soit peu qu'on puisse sourire, c'est si loin tout ça.
Ca continue pour d'autres.
Après, le sentiment d'abandon, comme vous le dites, c'est chacun qui l'apprécie, qui le ressent, je vous comprends... (ou "Je vous ai compris" comme a dit le grand Charles, vous avez deviné).
Bonne soirée, Christiane
Gerard K  [May 07, 2010 at 10:20 PM]
Hugues, en 65, jusqu'en 68 c'etait une coiffeuse qui venait à cempuis dans une petite pièce dans le local des douches ...
Christiane Boulay  [May 07, 2010 at 11:54 PM]
Hugues, juste un petit conseil, si tu veux revenir sur une grosse erreur de frappe, ou faire un alinéa pour la présentation, tu peux le modifier de suite en cliquant sur le "e" du milieu, et tu enlèves ou ajoutes une lettre, un mot,etc...Parfois, on clique à côté, et hop, le texte est mis sur la page avant son écriture achevée. Il n'y a que toi qui peut le faire. Bises, Christiane
hugues  [May 08, 2010 at 07:51 AM]
Christiane,mille excuses pour les fautes de frappes,je ne me suis pas relu!
Christiane Boulay  [May 08, 2010 at 10:43 AM]
Hugues, Tout excusé, mille fois pardonné mais il n'y a pas lieu, la valeur des gens ne se mesure pas à l'orthographe, bien que j'aime l'écriture. Moi aussi, je tape en faisant des fautes, je me relis après et je me dis oups, trois rrrr d'un côté, deux ss par là...Juste une petite solution le "e" si tu veux, peut-être ne le savais-tu pas, mais rien d'obligatoire. Je comprends bien ce que tu veux dire, c'est ce qui compte !

L'essentiel, c'est que tu t'exprimes, le reste n'a pas d'importance. Ce n'était pas pour jouer à l'instit, je n'en ai pas les compétences, ni envie de m'amuser de la sorte. Continue à nous écrire, pour le plus grand plaisir de tous. Bises, Christiane
hugues  [May 08, 2010 at 08:01 PM]
Merci Madame ...